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De Havilland Mosquito FB Mk VI – Hasegawa & Tamiya 1/72e

 

Le Mosquito est un des avions fameux de la seconde guerre mondiale, au même titre dans l'arsenal britannique que le furent le Spitfire et le Hurricane. Sa versatilité, sa construction en bois et ses performances remarquables lui ont garanti une grande renommée et, pour nous maquettiste, la certitude de le voir régulièrement traité en plastique dans toutes les échelles usuelles.

 

Les maquettes

Pour ce qui concerne le 1/72e le Mosquito, la maquette Airfix a longtemps fait figure d'épouvantail malgré des détails et des surfaces en relief qui trahissaient un peu son âge. Subitement l'avion a été traité à la mode extrême orientale par Hasegawa et Tamiya, de façon quasiment simultanée.
Comme on peu s'y attendre de ses deux compagnies, les surfaces sont très joliment traitées en creux, de façon discrète, dans un plastique agréable à travailler, selon des découpes nettes et les formes paraissent justes.
De façon assez habituelle lors de comparaison entre les deux marques, l'avantage semble aller à la maquette Tamiya. Les détails sont mieux traités et en final la maquette peut quasiment être montée directement. De son coté, pour un montage pointu, la maquette Hasegawa demande d'ajouter des détails du coté du cockpit soit en scratch, soit par ajout de photo-découpe ou résine. 
Le plus agaçant avec la maquette Hasegawa, en tous cas avec le boitage dont je dispose, c'est l'absence d'options et de charges. Ainsi, les pipes d'échappement ne sont même pas fournies (ne sont fournis que les carénages les couvrant sur certains appareils). Les réservoirs externes ne le sont pas d'avantage, ce qui m'a obligé à compléter mon montage en récupérant ces pièces dans la boite de la concurrente Tamiya! Pour une maquette de cette qualité, ces manques ressemblent à une faute de goût.

 

La construction

Comme d'habitude, la construction commence avec le cockpit. Simple et directe pour la maquette Tamiya, pour laquelle j'ai utilisé les pièces fournies. Un simple rajout de ceintures de sécurité et de quelques manettes en photo-découpe suffit.
Pour la maquette Hasegawa en revanche, l'ajout de détails est beaucoup plus nécessaire et j'y suis allé de mon kit de détaillage en résine. Rasoir, lime et même scie ont été mis à contribution pour faire entrer la pièce en réside dans son logement et pour dégager le passage du longeron de fixation des ailes de la maquette.
Le cockpit est peint en vert cockpit anglais pour la majorité des pièces. Les consoles et quadran d'instruments sont noirs. Les ceintures sont beiges ou grises et quelques détails en couleurs sont ajoutés pour enrichir l'aspect du cockpit.


A ce stade, les demi-fuselages sont assemblés avant d'attaquer le montage des ailes.
Le montage des ailes se fait sans difficulté avec, là encore, un avantage pour la maquette Tamiya, en particulier au niveau du montage des nacelles moteurs. Dans les deux cas on assemble ailes supérieures et inférieures et ensuite les nacelles sont construites en sous-ensembles et ajoutées.
Il suffit de monter les pièces Tamiya fournies tandis que quelques détails doivent être ajoutés sur les pièces Hasegawa pour détailler les logements de trains.
En revanche, pour ce qui est de l'assemblage des nacelles et des ailes, les choses se passent mieux sur la maquette Hasegawa. J'ai eu du mal au niveau de l'ajustement ailes/nacelles à l'arrière et sur la partie supérieure, au niveau de la partie triangulaire arrière des nacelles. La jonction ne se fait pas facilement sur la maquette Tamiya et l'huile de coude et papier de verre ont été nécessaires.
La suite du montage se poursuit avec les trains d'atterrissage encore une fois très complets sur la maquette Tamiya – où j'ai juste eu à rajouter les câbles de freins en métal souple. Sur la maquette Hasegawa, quelques détails ont été ajoutés en plus des tuyauteries hydrauliques, à commencer par des croisillons de renfort créés en plastique étiré ainsi qu'une structure fine reproduite en photo-découpe.
Sur les deux maquettes, les garde boues spécifiques des Mosquito, pourtant fournies sont remplacées par des pièces en photo-découpe. La couleur générale des trains est alu sur les deux avions.
Les roulettes de queues sont des roues à sillon, les sillons ayant du être recréés à la scie.

 

La peinture

Hasegawa

Pour en avoir vu un certain nombre d'images et en avoir lu quelques articles sur le sujet, j'ai souhaité construire un avion du 143 Squadron du Coastal Command de la RAF basé à Banff, en Ecosse dans la région d'Aberdeen, dans un camouflage Extra Dark Sea Grey (EDSG) pour les surfaces supérieures et Sky pour les surfaces inférieures.
En tenant compte des décalques disponibles et des documents que j'ai pu collecter, je me suis finalement fixé sur le Mosquito codé NoED. Les images en noir et blanc dont je disposais montraient un avion à nez caméra portant des tâches sombres sur le camouflage, des sorties d'échappement non carénées, des pylônes alaires.
Comme indiqué plus haut les pylônes et les pipes d'échappement ont été prises à la maquette Tamiya. Le nez caméra a été créé en modifiant le nez standard fourni par Hasegawa en y insérant un bout de tube plastique.
Pour ce qui concerne les couleurs, en tenant compte des profils couleurs disponibles et des instructions des planches de décalques, ma première interprétation était que ces tâches sombres correspondaient au vert foncé du camouflage d'origine réapparaissant sous la couche EDSG des surfaces supérieures. En effet, les avions du 143 Squadron, appartenant à la RAF, étaient des avions pris dans les effectifs camouflés, repeints aux couleurs maritimes en vue de leur nouvelle mission d'attaque des navires allemands.
Par la suite, la lecture d'un excellent montage réalisé par un maquettiste norvégien du nom de Kyrre Ingebrethsen m'a persuadé qu'il s'agissait plus probablement de zones repeintes et donc de peinture fraiche d'un gris plus sombre.
L'analyse des photos du Mosquito NoED indique que les zones où apparaissent le serial RS625 ont certainement été détourées à la peinture EDSG de manière à ne pas avoir à repeindre les codes : en conséquence, ces zones apparaissent dans les couleurs du camouflage d'origine vert d'un coté et gris de l'autre.
Des panneaux semblent également apparaître plus clairs sur les flancs des nacelles moteurs : peut être une zone non peinte mais sans certitude j'ai choisi de peindre l'intégralité des flancs des fuseaux moteurs en Sky.
Les casseroles d'hélices sont jaune et gris clair. J'ai utilisé de la bande cache pour effectuer le masquage, avec difficulté toutefois sur ces formes complexes en forme d'obus.

 

Tamiya

Ma première intention était de construire le Mosquito Tamiya dans les couleurs habituelIes des chasseurs diurnes de la RAF vert et gris.
Toutefois, en mettant la main sur la planche Eagle Strike 72076, j'ai choisi de monter un Mosquito peint en couleur alu du 84 Squadron, vu en Inde en 1946. L'avion codé PYoF et immatriculé RF969 m'a paru d'une rare élégance avec ses codes, cocardes, casseroles d'hélice et bandes d'identification faisant principalement appel au bleu nuit et au bleu clair.
La couleur métallique est issue de la gamme Xtracolor que j'ai trouvée très facile à appliquer – quoique très odorante. Elle couvre et se tend bien, laissant un fini homogène et solide à condition de respecter une bonne journée – voire deux – de séchage.

 

La patine et la finition

Les lignes de structures ont été marquées au jus de peinture noire ou sépia.
Les traces d'échappement sont reproduites avec de la peinture acrylique noire ou marron extrêmement diluée, vaporisée à la finesse maximale autorisée par mon aérographe. Il en va de même pour les trâce de tir des canons et mitrailleuses.
J'ai effectué le marquage de certains cadres de construction de l'avion par un léger post shading (post ombrage), particulièrement sur les fuseaux moteurs.
Certains rivets ont été marqués au marqueur indélébile noir à pointe extra fine (0,05).
Pour finir du pigment de couleur terre a été appliqué sur les roues, trappes de train et bas de fuselage pour représenter la poussière et la terre s'accumulant suite au roulage sur des terrains semi-préparés.
L'ensemble a été complété avec un très léger voile de vernis inégalement vaporisé sur le NoED afin de le rendre un peu plus mat et de sceller les décalques dans le fini général.
Les phares et feu de position ont été mis en couleurs. Certains manquant, particulièrement les feux d'identification sous le fuselage, ont été ajoutés en creusant le fuselage à la fraise boule, puis en peignant le logement en alu, en couvrant de colle blanche ensuite colorée après échange à la peinture translucide. Les configurations d'antennes sont ensuite reproduites selon la documentation.

Conclusion

 

Il s'agit en final de deux très belles maquettes, qui peuvent être considérées comme des reproductions définitives (ou au moins suffisantes) du Mosquito. Certains pourraient souhaiter la déclinaison d'autres versions, telles que des versions de reconnaissances ou des versions avec des moteurs à doubles étages de compresseurs.
Je suis finalement assez satisfait de ces montages qui représentent des finis très différents.

La conclusion est toutefois que la maquette Tamiya est plus complète, plus facile et plus rapide à monter que la maquette Hasegawa. Etant plus détaillée, elle apparaît même plus économique que sa concurrente Hasegawa puisque les accessoires supplémentaires sont quasiment inutiles.
Ceci dit, en fonction des exigences de chacun ou de la disponibilité des maquettes chez son détaillant habituel, il s'agit de deux très jolis modèles de Mosquito dont il est possible de sortir de très jolies choses.

 

Maquette Eric Bade

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F-84G

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